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2011-11-17

 

Sobre o futuro das reformas. Opinião polémica

Nos retraites sont-elles condamnées?

Et si le système de retraites par répartition n'était qu'un gigantesque mensonge ? C'est ce que soutient le sénateur républicain Rick Perry, pour qui le système public de retraites n'est qu'une " pyramide de Ponzi ", c'est-à-dire un système qui profite aux premiers cotisants (les jeunes d'hier), mais dans lequel les derniers arrivés (les jeunes d'aujourd'hui) ne retrouveront pas, dans leurs pensions futures, les cotisations qu'ils versent actuellement.

Aux Etats-Unis, comme en France, le principal système de retraite est la retraite publique par répartition. Elle verse la grande majorité des revenus perçus par les personnes âgées, comme le rappelle Lucy ApRoberts, chercheuse à l'IDHE Nanterre. Le principe de la retraite par répartition est le suivant : les cotisations des actifs de 2011 paient les pensions versées en 2011. L'argent n'est épargné nulle part.

L'historien Larry DeWitt rappelle le fonctionnement du système inventé par Charles Ponzi à Boston en 1920. Il consistait à verser les intérêts aux premiers souscripteurs (50 % promis en 45 jours seulement !) en se servant pour cela d'une partie de l'argent versé par les nouveaux clients. Un tel système n'était évidemment pas soutenable : Charles Ponzi aurait eu besoin d'avoir la totalité de la population du pays pour clients pour pouvoir verser les intérêts promis. Et, en effet, le 13 août 1920, Ponzi est incarcéré.

Pourtant, des économistes aussi prestigieux que Paul Samuelson et Paul Krugman ont fait le parallèle entre le système de la retraite publique et celui de Ponzi. Ils désignent par là le fait que, grâce à la croissance, les retraités reçoivent une somme très supérieure au total de leurs cotisations, Samuelson écrivant que " la croissance économique est la plus grande pyramide de Ponzi jamais inventée ". Mais, selon Krugman, cet aspect magique de la retraite ne va pas durer : les jeunes actifs ne percevront pas plus que ce qu'ils ont cotisé, voire même moins.

Pour les démocrates Samuelson (décédé en 2009) et Krugman, la comparaison avec Ponzi était un compliment. Mais si Gregory Mankiw, professeur à Harvard et ancien économiste en chef de George W. Bush, a choisi de rappeler ces vieilles citations, c'est parce que, comme son mentor Milton Friedman (1912-2006), il veut mettre fin au système public ; il veut le remplacer par un système volontaire, dans lequel les cotisations seraient placées sur les marchés financiers.

Au bout de ces débats, on donnera le mot de la fin à Bradford DeLong qui, au cours d'un dialogue socratique, remarque que Mankiw estime que la retraite par répartition est comparable au système de Ponzi, c'est-à-dire un système frauduleux finissant inévitablement en catastrophe. Sauf que, selon Mankiw lui-même, la retraite publique n'est pas frauduleuse et ne finira pas en catastrophe !

Mais les deux systèmes n'ont en fait rien de comparable, rappelle DeWitt. La seule comparaison que l'on puisse finalement faire, c'est entre Ponzi et ceux qui mobilisent des arguments trompeurs pour discréditer le meilleur système de retraite jamais inventé.

Gilles Raveaud
Alternatives Economiques n° 307 - novembre 2011

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