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2011-12-08

 

As seis decisões desastrosas Merkosy's

Europe : Merkozy m’a tuer…

S’il fallait définitivement achever la seule utopie importante de la fin du 20ème siècle, la construction européenne, le président français et la chancelière allemande l’ont fait le 5 décembre dernier. En promettant comme unique projet au continent de la sueur et des larmes, ils ont supprimé tout espoir de soutien populaire à l’avenir de l’euro.

La lettre que les dirigeants allemands et français doivent envoyer le 7 décembre à leurs partenaires européens comporte six décisions désastreuses :

- Une règle d’or budgétaire harmonisée au niveau européen : chaque pays devra inscrire dans sa constitution qu’il courra en permanence après l’équilibre budgétaire et que l’endettement public est mauvais par essence.

- Des sanctions automatiques : celui qui ne respecte pas la règle ainsi édictée sera automatiquement sanctionné par ses pairs. Des sanctions a priori notifiées par la Commission que seule une majorité qualifiée d’Etats pourra supprimer.

- La création d’une sorte de Fonds monétaire européen en 2012 : c’est censé être l’institution représentant l’aspect « solidarité » du projet Merkozy. Cela aurait pu l’être car les pays européens en difficulté financières pourront y emprunter de quoi les aider à passer une mauvaise passe. Mais gageons que dans l’ambiance européenne actuelle, il faudra en échange de cette « aide » sûrement privatiser les services publics, permettre aux entreprises de licencier plus pour gagner plus, etc.

- En cas de crise de dette publique, les créanciers privés n’auront rien à payer : ils ont prêté comme il faut en faisant attention aux risques qu’ils prenaient ? Tant mieux pour eux et pour les emprunteurs. Ils ont fait des erreurs en prêtant inconsidérément à des pays ? Tant mieux pour eux et tant pis pour les emprunteurs. Le message adressé aux banques est clair : même si vous prêtez n’importe comment, nous Européens jurons que vous n’en subirez jamais les conséquences.

- On nous avait dit qu’il fallait rassurer les Allemands : pour émettre des euro-obligations, pour lesquelles chaque pays se retrouverait solidaire du remboursement des dettes des autres, il fallait être sûr que chacun serait bien géré. Résultat : on a l’archi discipline budgétaire mais les euro-obligations sont enterrées.

- La Banque centrale européenne est parfaite, fonctionne très bien et il n’y a rien à y changer : « serait-ce l’effet de la bonté de vos Majestés de la BCE de daigner agréer nos vastes efforts d’achidiscipline budgétaire afin de nous aider à passer un cap difficile en rachetant un peu de dette publique, sans vous commander bien sûr ! », réclament la tête basse Merkozy, en se couchant devant le pouvoir de la BCE.

Il fallait certes que les pays européens maîtrisent leurs déficits mais les leçons de l’histoire nous apprennent qu’il faut de la croissance pour cela et Merkozy affirment une austérité de long terme qui va plomber la situation financière et sociale de l’Europe. Il fallait définir un mécanisme ordonnée de faillite des Etats en difficulté et Merkozy affirment le pouvoir illimité des banques. Puisque l’on changeait les Traités il fallait laisser l’indépendance des moyens à la BCE et changer ses objectifs pour lui ajouter celui de la croissance et de l’emploi. Au lieu de cela, les politiques abdiquent devant les technocrates.

Les changements que veulent Merkozy ne sont que négatifs. Il n’y a pas une once d’espoir pour les populations européennes. Les seuls à se réjouir sont les banquiers. Nicolas Sarkozy et Angela Merckel viennent de porter un coup, peut être fatal, à l’utopie européenne.

Cet article a été posté le Mardi 6 décembre 2011 dans la catégorie Les derniers articles

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